La bordure de jardin est la plus petite décision d’un aménagement paysager, et l’une des plus faciles à mal prendre. Contrairement à la bordure en plastique ou en aluminium, la pierre naturelle n’a pas besoin d’être fixée aux quelques pieds ni remplacée après quelques hivers — elle tient sa ligne grâce à son propre poids et à sa forme. En contrepartie, la pierre doit être choisie pour l’usage prévu, pas ramassée au hasard, car une pierre calibrée pour un lit de paillis ne se comportera pas de la même façon le long d’une entrée de cour ou d’un sentier qui reçoit du passage.

Le premier choix, c’est la ligne elle-même. Une bordure formelle contre le bord d’une pelouse demande des pierres d’une hauteur régulière et d’une face plus droite, pour que la bordure se lise comme une ligne continue plutôt qu’une rangée de roches individuelles. Une bordure courbe ou informelle — autour d’un lit de plantation, le long d’une pente naturelle — se prête mieux à des pierres irrégulières, fendues naturellement, capables de suivre une courbe sans donner l’impression d’avoir été coupées sur mesure. La bordure d’entrée de cour ou de terrain porte plus de poids que les deux autres cas, ce qui demande une pierre plus grosse qui ne bougera pas sous un pneu ou une lame de déneigement.

La pose compte autant que le choix. Une bordure posée à plat sur le sol bouge dès le premier gel important; la pierre doit avoir une partie de sa base enfouie dans un matériau compacté pour rester en place à travers un cycle de gel-dégel. Nous calibrons et sélectionnons la pierre de bordure en gardant cela en tête avant même qu’elle quitte notre cour, ce qui est plus facile à faire quand elle est extraite et taillée sur notre propre site plutôt que provenant de ce qu’il reste sur la pile de quelqu’un d’autre.