Un mur en pierre sèche tient par son poids, par l’ajustement des pièces et par la friction, sans aucun mortier entre les assises. Le mur peut donc bouger légèrement avec le sol et se rasseoir, et l’eau traverse les joints au lieu de s’accumuler derrière le parement. Sous un climat où le gel pénètre aussi profondément que dans le nord de l’Ontario, cette tolérance au mouvement est la principale raison pour laquelle la pierre sèche est si courante pour les murs de soutènement, les murets de jardin et les terrasses.

Un mur maçonné, lui, est rigide. Il permet un parement plus net et plus serré et résiste mieux aux perturbations, mais il ne pardonne pas le mouvement. Si la fondation se soulève ou si l’eau reste emprisonnée derrière le mur, les joints de mortier se fissurent et les dommages se propagent d’une assise à l’autre. Un mur maçonné exige une fondation sous la profondeur de gel, une base solide et un chemin de drainage prévu derrière lui, puisque le mur lui-même ne laisse pas passer l’eau.

Aucune des deux méthodes ne compense un mauvais choix de pierre. De grandes pièces équarries, aux lits de pose bien horizontaux et en bon contact d’une assise à l’autre, s’empilent bien. Les pièces arrondies ou minces, non. Quelle que soit la méthode retenue, la base, le drainage et la hauteur comptent plus que le style, et les murs élevés ou soumis à une charge doivent être conçus par une personne qualifiée. Envoyez-nous votre plan ou un croquis, et nous vous aiderons à déterminer quelle pierre convient au mur que vous envisagez.